Shiatsu et acupuncture

« Parmi toutes les thérapies alternatives, le Shiatsu occupe sans doute, une place à part. Ses origines remontent certainement aux plus anciennes thérapies de la planète.(…)
On pense souvent que le shiatsu dérive de l’acupuncture, mais il la précède vraisemblablement. Le toucher étant la forme la plus instinctive du soin,(…) il se peut que les points et les méridiens d’acupuncture aient été découverts par le toucher.(…)
Ainsi, l’acupuncture s’est elle progressivement développée en Chine, essentiellement sous la forme de manipulation d’énergie, même si la maîtrise de la palpation et les techniques de massage restaient un prérequis important à la formation des médecins, avant qu’ils ne soient autorisés à passer aux aiguilles. Avec le temps; l’importance du massage dans l’éventail médical a décliné; son statut rejoint aujourd’hui celui de la physiothérapie dans notre propre système médical, tandis que l’acupuncture est devenue le mode thérapeutique prédominant.

Historiquement, « le Japon a une relation étroite avec la culture chinoise. Il a repris les formes traditionnelles de l’acupuncture et du massage chinois » en les enrichissant à la fois de ses propres influences ( ex, un massage par pression de l’abdomen est apparu, l’Ampuku),de la compréhension occidentale de la physiologie et de ses techniques propres de manipulation.

« Tokujiro Namikoshi, à l’origine de la création du shiatsu moderne,et fondateur en 1925 de la clinique de traitement par pression, a tenté de mettre les techniques de Shiatsu dans un cadre occidental, en mettant davantage l’accent  sur l’approche anatomique et physiologique du patient, que sur l’approche classique par le diagnostic des méridiens.

Le chapitre suivant de l’histoire du Shiatsu a commencé avec le travail d’un autre grand maître: Shizuto Masunaga, qui, quant à lui, a réintroduit les principes de base de la Médecine Traditionnelle Chinoise (les 5 éléments, le yin et le yang, les méridiens etc). Il a surtout élaboré une méthode unique des flux énergétiques de l’organisme et de travail sur les méridiens appropriés pour lutter contre les déséquilibres  de ces flux. Le zen shiatsu qu’il a ainsi créé est extrêmement flexible et dirigé vers les besoins spécifiques de chaque receveur. »

Extrait du livre Théorie et pratique du Shiatsu, de Carola Beresford-Cooke (ed. Maloine, Paris 2007)